"J'ai maintenant 27 ans; et j'ai fait ma première fugue à l'âge de huit ans et j'ai répété cet acte jusqu'à mes 11 ans, âge auquel ma mère a fini par craquer et m'envoyer chez mon père. Chez moi c'était pas rose, vous pouvez vous en douter, et je rêvais de grandes aventures, de voyages , au lieu de ce quotidien bidon et dangereux pour ma santé mentale. C'est vrai que partir est l'une des solutions que trouve l'humain à ses problèmes, l'autre est de les affronter. Je sais que je n'ai jamais été encouragée dans ce sens et je suis restée une voyageuse invétérée et une grande rêveuse, mais d'autre part, dès que les difficultés s'annoncent ,salut tout le monde. J'ai développé une grande facilité au déménagement , aux départs coups de têtes et j'ai acquis un grand sens de l'adaptation. C'est un destin, une expérience...Par contre je reste une personne sans repère et mes relations avec les autres (qu'elles soient amicales ou amoureuses) ne s'approfondissent que très rarement. Dès que quelqu'un me prend la tête, aurevoir! Voilà ce n'était pas pour faire de la morale ou pour regretter, chacun sa route, chacun son chemin...Suivez votre coeur et ne restez pas seuls avec vos problèmes!